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En Tunisie, la pratique de l’esclavage remonte à l’Antiquité. Des mosaïques de l’époque romaine représentent des esclaves enchaînés ou faisant le service. Des textes
et des fouilles de sépultures d’esclaves, datant de la même époque, ne laissent pas de doutes sur l’étendue de ce phénomène qui s’est poursuivi jusqu’à l’époque moderne. Officiellement abolie le 23 janvier 1846, par le souverain réformiste Ahmed 1er Bey, cette
pratique a cependant persisté jusqu’au début du XXe siècle, sous le protectorat français (1881-1956). La République, proclamée en 1957, et la Constitution, promulguée en 1959, ont instauré l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction de sexe, de race ou de religion, mais une forme pernicieuse de racisme à l’égard des Noirs persiste cependant encore dans la société. Lire la suite... |
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On voit dans ce numéro exceptionnel, sans autre commentaire que les faits bruts, jusqu’à quel point la maltraitance subie par l’Afrique l’avait conduite : à une quasi-disparition de la surface de la terre, tant démographique que culturelle. Son sort fut pire que celui des civilisations précolombiennes, avec la déportation massive de ses générations « reproductives » et leur soumission à un traitement monstrueux suivie d’une invasion acculturatrice et féroce. On sait, aujourd’hui, que les Africains ont très vite surmonté leur terrible handicap démographique dès lors qu’ils eurent d’autres perspectives devant eux que leur soumission aux Européens. Lire la suite... |
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« Les colonies sont, pour les pays riches, un placement de capitaux des plus avantageux... La politique coloniale est fille de la politique industrielle. L’Europe peut être considérée comme une maison de commerce qui voit décroître son chiffre d’affaires, car la consommation européenne est saturée », Jules Ferry, président du Conseil des ministres français, 1885. Lire la suite... |
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